Méthodologie des calculs
Dernière mise à jour : 6 septembre 2026
Un résultat n'a de valeur que si l'on sait comment il a été obtenu. Cette page détaille les formules réellement utilisées par nos calculatrices, les hypothèses que nous assumons, et surtout les limites que nous connaissons.
Nos principes
Les hypothèses sont affichées, jamais cachées
Chaque calculatrice indique sous ses résultats les hypothèses retenues : taux de décote appliqué, base de remboursement, mode de calcul d'un plafond. Quand une valeur par défaut est proposée (prix du carburant, du kWh), elle reste modifiable — c'est un point de départ, pas une vérité imposée.
Les simplifications sont signalées
Certains calculs officiels sont trop complexes ou trop dépendants de données individuelles pour être reproduits fidèlement. C'est notamment le cas de l'allocation chômage. Dans ces situations, nous affichons un avertissement visible et renvoyons vers le simulateur officiel plutôt que de laisser croire à une précision que nous n'avons pas.
Aucun calcul ne quitte votre navigateur
Toutes les calculatrices s'exécutent côté client, en JavaScript. Les montants, revenus ou données de santé que vous saisissez ne sont jamais envoyés à un serveur, ni stockés, ni transmis à un tiers.
Les arrondis servent la lisibilité
Les résultats sont généralement arrondis à l'euro, et les taux à une ou deux décimales. Les calculs internes conservent la précision complète : seul l'affichage est arrondi, ce qui peut créer un écart d'un euro entre un total et la somme des lignes affichées.
Un outil ne remplace pas un professionnel
Une estimation ne devient jamais une décision. Sur un crédit, un placement, une déclaration fiscale, un litige du travail ou une question de santé, l'analyse d'un professionnel tient compte d'éléments qu'aucun formulaire ne capture.
Exemples de formules utilisées
Un échantillon représentatif des calculs implémentés, domaine par domaine.
Crédit et emprunt
M = [C × t] / [1 − (1 + t)^−n]
C = capital, t = taux mensuel (taux annuel ÷ 12), n = nombre de mensualités. C'est la formule d'amortissement à échéances constantes.
Mensualité max = (revenus nets × 35 %) − charges
La mensualité obtenue est ensuite convertie en capital empruntable par la formule d'amortissement inversée. Le seuil de 35 % correspond à la recommandation du HCSF.
Fiscalité
Barème progressif appliqué au quotient familial
Le revenu imposable est divisé par le nombre de parts, le barème par tranches est appliqué à ce quotient, puis le résultat est multiplié par le nombre de parts. La décote est ensuite appliquée si elle est due.
Économie = impôt(revenu) − impôt(revenu − versement déductible)
Nous calculons l'impôt avant et après versement plutôt que de multiplier simplement par la tranche marginale : un versement important peut faire changer de tranche, ce qu'un calcul simplifié ignore.
Travail
1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois au-delà
Minimum légal de l'article R1234-2 du Code du travail. Les années incomplètes sont proratisées au mois.
Le plus élevé entre 40,4 % du SJR + partie fixe et 57 % du SJR, plafonné à 75 % du SJR
Notre estimation du salaire journalier de référence est simplifiée par rapport au calcul officiel, qui se base sur les jours réellement travaillés. Le simulateur France Travail fait foi.
Santé
Mifflin-St Jeor × coefficient d'activité
Le métabolisme de base est estimé à partir du poids, de la taille, de l'âge et du sexe, puis multiplié par un coefficient allant de 1,2 (sédentaire) à 1,9 (très actif).
Règle de Naegele : dernières règles + 280 jours
Les semaines d'aménorrhée se comptent depuis le premier jour des dernières règles, soit environ deux semaines avant la conception réelle.
Comment les données sont tenues à jour
Les barèmes, plafonds et taux évoluent — le plus souvent au 1er janvier, parfois en cours d'année. Toutes ces valeurs sont regroupées dans un registre unique qui indique, pour chacune, sa source officielle, l'exercice auquel elle se rapporte et la date à laquelle elle a été vérifiée.
Lorsqu'une valeur porte encore sur un exercice antérieur à l'année en cours, elle est explicitement marquée comme à vérifier plutôt que présentée comme actuelle.
Une erreur dans un calcul ? Les formules sont testées, mais aucune méthode n'est infaillible et la réglementation évolue. Si un résultat vous semble incorrect, signalez-le : les corrections sont prioritaires sur les nouveautés.